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Carnet Libre

Bye Bye!

Bye Bye!

La chanson classique américaine de Don McLean "American Pie" (dont nous connaissons tous la reprise de Madonna) représente pour son auteur, ce passage de la légèreté des années 1950 à une période sombre des années 1960. Expérience personnelle mais en réalité un monde en pleine mutation, entre les prémices des révolutions de la fin des années 1960, avec mai 1968 en Europe et la période chaotique de la guerre du Vietnam aux Etats-Unis. En écoutant cette chanson aujourd'hui c'est un autre type "d'au revoir" que nous devrions avoir en tête. Non pas celui de feu le Président français Valéry Giscard d'Estaing, ("mythique" moment de télévision et si injuste envers le réformateur qu'il fut pour son pays), mais celui d'une certaine manière de voir et de faire de la politique.

En quelques jours, quelques semaines, le transformisme politique commence à (lentement) s'effriter. D'abord avec la fin de la présidence américaine de Donald Trump (Et non pas du "Trumpisme" voir du "QAnonisme") et le rétablissement progressif par l'administration Biden de la Politique. De celle qui pense que soigner et rassembler est plus important que de diviser pour mieux régner. De celle de la volonté de retrouver un espace de dialogue entre les forces politiques en présence et de tenter de remettre en place un "bipartisme politique", depuis longtemps disparu dans la politique "Made In USA". De celle qui se veut d'un ancien monde. D'un autre temps. Des mondes dont on nous avait dits qu'ils étaient désormais "engloutis". Engloutis par quoi au fait? Par le relativisme, par le créationnisme, le transformisme, les mensonges d'Etat... 

4 ans de "fake news", d'utilisation abusive et de dépendance de Twitter et des réseaux sociaux pour  Donald "Great Again" Trump, qui lui auront valu une désintoxication forcée, un 2ème procès en destitution (en 2 ans) et même la volonté du conseil municipal de Palm Beach - Floride de le bouter hors de son Golf Club Hotel Palais de Mar-al-Lago...

3 ans de "en même temps", sans queue ni tête, sans programme, sans vision, sans construction de la politique locale et nationale pour le Roi-Président Emmanuel Macron, si fier que ses troupes soient les représentantes de "l'amateurisme politique". C'était la "nouvelle vague" de la politique, qui croyait qu'elle ne se fracasserait jamais contre le rocher de la réalité. Raté. Descente en cours, crash sans doute programmé en 2022, quand la fin de la crise sanitaire aura dégelé l'arène politique...

2 ans et demi de transformisme politique en Italie avec un Président du Conseil des Ministres, Giuseppe Conte, qui plus fort qu'Arturo Brachetti aura réussi à passer d'homme de paille populiste anti-européen, à dirigeant pro-européen, new green deal, et héritier du centre gauche. Lui le professeur de droit catholique et centriste. Il aura fallu toute la fourberie florentine de l'ancien Premier ministre Matteo Renzi pour le faire sortir et faire tomber un gouvernement sans idées, sans idéologie et surtout sans projet, mis à part de jouer à faire changer les couleurs des régions italiennes, tels des feux rouges, afin de tenter de "contenir" et de "maîtriser" l'épidémie du Covid-19. 

Et à Genève? L'élection partielle au Conseil d'Etat des 7 et 28 mars prochains pourrait être l'opportunité, pour notre petit canton du bout du Lac, de voir enfin s'effondrer le transformisme politique du Conseiller d'Etat, dont plus personne n'ose dire le nom (à croire qu'on vit à Poudlard chez Harry Potter et ses amis), Pierre Maudet, et de rétablir un peu de vision, de politique et de solutions pour les problèmes que traverse notre canton. 

Saurons-nous nous libérer de l'illusion de celui qui a vécu toute sa vie comme un salarié de la politique (payé par nos impôts, si ce n'est parfois, semble t'il, par les Émirs des pays des milles et une nuit) et qui se dit aujourd’hui le champion des PME, PMI, des indépendants? Rien n'est moins sur...

Surtout quand on voit la campagne électorale (même si elle est complètement invisible) actuelle et que même la favorite au scrutin, la Verte Fabienne Fischer verse dans le populisme du moment en mettant en cause la fiabilité de la vaccination pour elle même, et donc par ricochet pour les autres, à moins qu'elle ne soit dans le "faites ce que je dis, pas ce que je fais", ce qui serait tout de même étonnant pour une femme politique...

En attendant, il ne nous reste plus qu'à chanter: "bye-bye, Miss American Pie, drove my Chevy to the levee, but the levee was dry"

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